L'Égypte conserve un rôle de pivot dans le monde arabe et au Moyen-Orient, grâce au canal de Suez, à son poids démographique et à son armée. Le Caire joue un rôle de médiateur récurrent dans les conflits régionaux, notamment entre Israël et le Hamas.
Le pays cultive une diplomatie d'équilibre entre Washington (premier allié militaire), le Golfe (financements), la Russie (armement, nucléaire) et la Chine (infrastructures).
L'Égypte mise sur les méga-projets d'infrastructure (Nouvelle Capitale administrative, élargissement du canal de Suez) et sur le développement gazier en Méditerranée orientale. Elle ambitionne de devenir un hub énergétique régional.
Membre fondateur des BRICS+ depuis janvier 2024, elle traduit une volonté d'autonomie diplomatique, tout en conservant l'aide militaire américaine (1,3 Md $/an).
L'économie est fragilisée par une dette extérieure massive, une inflation à deux chiffres et une dépendance aux importations alimentaires (premier importateur mondial de blé).
Le différend autour du barrage éthiopien GERD sur le Nil constitue une menace existentielle perçue, tandis que la stabilité repose largement sur la mainmise sécuritaire et les rentes du Golfe.