Le Maroc se positionne comme un acteur charnière entre l'Europe, l'Afrique subsaharienne et le monde arabe. Sa diplomatie active autour de l'enjeu saharien, son retour à l'Union africaine en 2017 et ses liens étroits avec Bruxelles en font un partenaire stratégique multi-orienté.
Rabat développe une politique africaine ambitieuse, notamment à travers ses investissements financiers, religieux et énergétiques en Afrique de l'Ouest, et consolide ses partenariats avec les États-Unis, la France et Israël via les Accords d'Abraham.
Le royaume mise sur les énergies renouvelables (plan solaire Noor, parc éolien de Tarfaya) et ambitionne d'exporter de l'hydrogène vert vers l'Europe. Il développe également ses capacités industrielles dans l'automobile (Renault, Stellantis) et l'aéronautique.
La politique étrangère reste structurée par la question du Sahara occidental : Rabat obtient des reconnaissances successives de sa souveraineté sur le territoire et conditionne ses relations bilatérales à cette ligne rouge.
Le pays demeure dépendant des importations énergétiques et alimentaires, et reste exposé aux chocs climatiques (sécheresses chroniques). Les inégalités sociales et territoriales nourrissent un mécontentement diffus.
Les tensions persistantes avec l'Algérie, exacerbées par le dossier saharien et la rivalité régionale, fragilisent la sécurité du Maghreb et entravent toute intégration économique régionale.